Coronavirus félin (FCoV)

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Le coronavirus du chat est un virus responsable de deux maladies distinctes : des symptômes digestifs souvent bénins et la péritonite infectieuse féline, appelée « PIF », généralement mortelle. A ce jour, il n’existe aucun traitement pour guérir les animaux atteints. Seule la prévention est efficace bien qu’elle s’avère encore limitée.

Qu’est-ce que le coronavirus félin ?

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un virus dont les caractéristiques principales sont une capacité de modifier sa forme (mutation) pour échapper aux défenses immunitaires du chat et une résistance dans l’environnement de plusieurs semaines, ce qui explique son potentiel de transmission élevé.

En cas d’infection par le coronavirus, 40 à 75 % des chats présentent une atteinte digestive chronique. Pour des raisons encore inconnues, dans un peu moins de 30 % de la population féline touchée, le virus modifie sa morphologie : il mute. Dans ce cas, l’animal développe une péritonite infectieuse dont il existe en réalité deux formes : l’une dite humide et une autre dite sèche.

Important : début 2020, une épidémie de Covid-19, une maladie due à un coronavirus, est arrivée de Chine et s’est propagée dans le monde entier. Elle se transmet d’être humain à être humain. Qu’en est-il de la transmission des chats vers les hommes ? Le point dans l'article PagesJaunes dédié

 

Symptômes du coronavirus félin

Attention, « infecté » ne veut pas dire « malade ». En effet, une partie des chats porteurs du coronavirus n’exprimeront soit temporairement, soit durant toute leur vie, aucun signe de maladie. Ils sont qualifiés de « porteurs asymptomatiques ». De ce fait, ils échappent à la surveillance de leurs propriétaires, comme du vétérinaire, mais demeurent des individus à risque capables d’excréter le virus et de contaminer leurs congénères.

Pour les autres, l’atteinte digestive chronique est caractérisée par des diarrhées et des vomissements ponctuels. Une atteinte bien souvent bénigne qui n’alerte pas forcément les propriétaires du chat.

La péritonite infectieuse féline, en revanche, est généralement mortelle autant dans sa forme humide que dans sa forme sèche. En quelques semaines, son évolution peut être fatale.

La forme humide est caractérisée par :

  • l’accumulation de liquide dans le ventre de l’animal ;
  • de la fièvre ;
  • un manque d’appétit ;
  • des difficultés respiratoires.

La forme dite sèche est plus difficile à mettre en évidence : le chat présente de la fièvre, un manque d’appétit, des vomissements, de la diarrhée. En fin d’évolution, des symptômes nerveux sont souvent observés comme des paralysies ou encore une démarche chancelante.

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Comment se transmet le coronavirus félin ?

Le coronavirus dans sa forme initiale non mutée se transmet via les matières fécales. En revanche, lorsqu’il mute, les voies de contamination sont plus nombreuses et incluent également la salive et l’urine. De ce fait, le potentiel de transmission de ce virus est extrêmement élevé.

Diagnostic du coronavirus félin

Le diagnostic d’atteinte de l’animal par un coronavirus est extrêmement difficile à l’exception de la forme humide de la péritonite infectieuse où l’accumulation de liquide dans le ventre de l’animal passe rarement inaperçue et éveille les soupçons du vétérinaire. Dans les autres cas, une prise de sang est réalisée pour détecter les anticorps dirigés contre ce virus. Mais, il est à ce jour impossible de distinguer les anticorps dirigés contre le virus non muté (coronavirose bénigne) de ceux dirigés contre le virus mute (coronavirose mortelle). Seules des analyses génétiques sur prélèvements de matières fécales, beaucoup plus onéreuses, peuvent faire la différence.

En outre, signalons qu’il est impossible de prévoir quand et pourquoi le coronavirus présentera une mutation chez le chat. A tout moment, un chat asymptomatique ou présentant une affection digestive bénigne, peut développer la forme mortelle de la maladie.

Traitement du coronavirus félin

Aucun traitement n’est efficace contre ce coronavirus. Dans les cas de péritonite infectieuse féline, seul un traitement palliatif peut être prescrit par votre vétérinaire, mais l’euthanasie est souvent recommandée en fin d’évolution de la maladie.

Quels sont les moyens de prévention du coronavirus félin ?

Tout animal ayant accès à l’extérieur et donc susceptible d’entrer en contact avec d’autres chats doit être considéré comme un individu à risque. Tout animal arrivant dans un nouveau foyer où vivent d’autres chats peut introduire la maladie.

Idéalement, une prise de sang devrait être réalisée pour identifier si des anticorps dirigés contre le coronavirus sont présents. Un examen qui ne garantit pas pour autant que le chat ne développera pas une forme mortelle de coronavirose. Le recours aux analyses génétiques en chatterie permettrait d’identifier les populations à risque. Il s’agit à l’heure actuelle de recommandations et en aucun cas d’obligation légale.

À noter : un vaccin contre la péritonite infectieuse féline existe dans certains pays européens, mais son efficacité est jugée limitée, raison pour laquelle il n’est pas disponible en France.

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